0:27 - 5 septembre 2015

Elections: aujourd’hui on assiste à l’assassinat du processus démocratique au Maroc (Benchemmas)

Par Mustapha el Kadaoui

Alors que les résultats des élections communales et régionales du vendredi 4 septembre ne sont pas encore connus, voilà que les responsables des partis de la majorité et de l’opposition se livrent à des passes d’armes, avec ceux de l’opposition affirmant que le scrutin a été émaillé d’incidents et de violations flagrantes de la part du principal parti qui dirige l’actuel gouvernement, le Parti de la justice et du développement (PJD).

Le numéro deux du Parti authenticité et modernité, Hakim Benchammas a affirmé sans ambages, vendredi soir, que le Maroc a assisté, ce vendredi, à l’assassinat par le gouvernement du processus démocratique au Maroc, en raison des violations flagrantes du scrutin constatées selon lui dans plusieurs villes comme Al Hoceima, targuist, Nador etc..

S’exprimant lors d’une soirée électorale organisée par Medi 1 TV, le responsable du PAM s’est livré à  une véritable diatribe contre le parti qui dirige l’actuel gouvernement, en l’occurrence le Parti de la justice et du développement (PJD) qu’il accuse d’avoir pesé de tout son poids en ayant recours aux  manouvres dilatoires dans nombre de bureaux de vote.

Lui faisant l’écho, Abdelkader el Kihel, du Parti de l’Istiqlal, a critiqué le gouvernement pour la mauvaise préparation et gestion de ce scrutin, l’accusant au passage de ne pas prendre en compte les différentes plaintes déposées, çà et là,  suite à différentes violations flagrantes, selon lui, constatées par les candidats de cette formation politique. Il reproche au chef du gouvernement, le pjdiste Abdelilah Benkirane de ne pas avoir assumé ses responsabilités dans ce scrutin.

Les mêmes reproches et critiques acerbes ont été adressés au gouvernement actuel par Smail Hajji, représentant de l’Union constitutionnelle (UC), également dans l’opposition.

Toutes ces critiques ont été balayées d’un revers de la main par le représentant du PJD et actuel ministre de l’équipement Aziz Rabbah qui a tenu à faire un distinguo entre l’aspect technique et politique de ce scrutin, affirmant, d’ores et déjà, que sa formation  a, selon des indications, progressé ‘’urbainement et ruralement’’ en s’imposant dans différentes circonscriptions. Il a toutefois souligné clairement que sa formation écartait toute coalition avec le PAM, laissant cependant la porte entrouverte aux parties ‘’les plus proches’’.