Voici le bilan des troubles ayant suivi la victoire de l’Algérie à la CAN

Suite à la victoire des Fennecs lors de la finale de la coupe d’Afrique des Nations-Egypte 2019 sur les Lions de la Teranga du Sénégal, les Marocains sont sortis en masse pour célébrer le sacre de l’équipe algérienne. Au Sud et dans l’Oriental, ils étaient des milliers dehors.

Dans les Provinces du Sud, les milieux séparatistes ont profité de la liesse populaire pour se mêler à la foule, scander des slogans pro-séparatistes sur fond d’exhibition du drapeau de la rasd. Ne s’arrêtant pas là, ils ont provoqué des troubles de l’ordre public, occasionnant d’importants dégâts matériels et blessant plusieurs agents des forces de l’ordre.

Des sources sécuritaires ont révélé à barlamane.com que 8.000 d’entre eux ont obéi au mot d’ordre de la centrale de Tindouf, pour s’introduire au milieu des vrais fans de football. Ils étaient ainsi 7.000 à investir les rues de Laayoune, les 1.000 autres ont envahi celles de  Smara, Dakhla, Boujdour, la plage « Foum el Oued » et  Tan-Tan.

A Laayoune, les fauteurs de troubles se sont dispatchés par groupes de 40 à 1.400 personnes pour investir les quartiers longeant l’avenue « Mohammed VI » dont ils ont barricadé les artères à l’aide de pierres et de bacs à ordures enflammés afin de pouvoir attaquer les éléments de sécurité, lesquels n’ont pu rétablir l’ordre qu’aux alentours de 2h20.

Ces agitateurs, profitant de leur supériorité numérique, ont blessé 169 éléments des forces de l’ordre dont 1 est grièvement blessé et 3 sont sous surveillance médicale. Parallèlement aux attaques contre les forces de l’ordre, ils ont en outre totalement endommagé un véhicule des forces de l’ordre de même que vandalisé 100 autres véhicules de la force publique et plusieurs autres, de particuliers. Ils ont par ailleurs mis le feu à deux guichets automatiques de la Banque populaire et mis à sac un semi-remorque.

La violence de ces casseurs et leur propension à porter atteinte à l’intégrité physique des éléments de la force publique ont amené 4 policiers à faire usage, in extremis,  de leurs armes de service, en tirant 15 coups de feu en l’air de sommation pour éloigner des groupes d’assaillants, dont certains, munis d’armes blanches,  s’apprêtaient à s’en prendre à leurs collègues pendant que d’autres envisageaient de brûler leurs véhicules.

Dans la même logique de repousser l’assaut de ces fauteurs de trouble qui avaient pris le contrôle d’un tronçon de près de 1,5 km de l’avenue « Mohammed VI », des éléments de police ont tiré 116 balles en caoutchouc et ont utilisé 9 bombes lacrymogènes, les acculant à se disperser dans les ruelles attenantes à l’avenue.

Au cours de ces interventions, les forces de l’ordre ont interpellé 10 agitateurs pro-séparatistes, dont 3 mineurs. Ils sont actuellement en garde à vue.

Par ailleurs, pour nourrir une propagande mensongère, des activistes séparatistes faisant partie des groupes media du polisario se sont postés sur des terrasses de domiciles longeant l’avenue « Mohammed VI », à partir desquelles ils ont pris des clichés de ces actes d’agitation, pour les diffuser sur les réseaux sociaux.

Dans la même optique, ils mènent une campagne médiatique qui utilise le décès de la jeune Sabah Njourni, âgée de 24 ans survenu aux urgences de l’hôpital « Moulay el Hassan Belmehdi », où elle a été évacuée vers 22h hier, à bord d’une ambulance de la protection civile, à des fins de propagande arguant qu’il est la conséquence d’un accident de la circulation provoqué par un véhicule des forces auxiliaires.

En revanche, dans l’Oriental, quelque 5.500 Marocains sont sortis aux environs de 22h jusqu’à peu près minuit et demie, pour célébrer la prouesse de l’équipe algérienne, notamment à Oujda – dont 800 supporters au  secteur frontalier « Zouj Bghal » et une cinquantaine devant le Consulat général d’Algérie, à Saidia dont 2.500 au lieu frontalier « Bine Lajraf », et Figuig, pendant que 230 véhicules ont effectué une tournée dans toute la région, en convoi, avec à leur bord des supporters portant des drapeaux marocains et algériens.

Parallèlement à ces scènes de liesse, des coups de feu ont été entendus du côté algérien face aux localités de « Touissit » à Jerada, « Lemlef » à Bouarfa, « Ras Asfour », secteur « Blad bouarous » à Ahfir et « Beni Drar » et « Zouj Bghal » à Oujda.

Deux incidents mineurs ont cependant eu lieu, mais sans grand conséquence. En essayant d’éviter la foule qui avait escaladé son véhicule dans un mouvement d’euphorie, le Marocain d’origine algérienne, Omar Kilani, a heurté la barrière du barrage de sécurité à quelques mètres du poste frontalier « Zouj Bghal ». Il a été conduit aux locaux de la gendarmerie royale pour y être entendu à propos de ce léger dégât matériel, avant d’être relaxé.

En outre, un incendie s’est déclaré dans les roseaux du point frontalier « Bin Lajraf », du côté marocain, provoqué par les jets de fumigènes de citoyens algériens. Le feu a été rapidement circonscrit par les services de la protection civile, sans faire de victimes.

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