Crise migratoire: fermeture de la route des Balkans

Au terme des difficiles tractations qui ont rythmé le Sommet des 28 consacré à la crise migratoire, lundi dernier à Bruxelles,la chancelière allemande Angela Merkel s’était farouchement opposée à l’emploi du terme « fermeture des frontières ». Mais ce matin, la route des Balkans, empruntée par plus de 850.000 personnes en 2015, semble bel et bien fermée.

La Slovénie, la Serbie, la Macédoine et la Croatie ont en effet décidé la mise en place de nouveaux obstacles, interdisant aux migrants sans papiers de traverser pour rejoindre le cœur de l’Europe. Dans le même temps, le ministre hongrois de l’Intérieur annonce que la Hongrie va construire une barrière de barbelés à sa frontière avec la Roumanie, sur le modèle de ce qui s’est fait entre la Croatie et la Serbie.

Ainsi, selon l’AFP, ceux qu’on appelle les «migrants économiques», notamment les nord-africains, ne seront plus autorisés à passer et seraient en passe d’être transférés en Turquie, avant de pouvoir formuler leurs demandes pour rejoindre légalement l’Union européenne.

Concernant les Syriens, les Irakiens ou les Afghans, ils pourront demander l’asile à un pays européen, mais là aussi, leurs démarches se feraient depuis la Turquie. Il leur faudra ensuite attendre sur place une réponse, puis leur transfert éventuel vers une terre d’accueil.

Reste à l’Union européenne d’accepter le plan proposé par le Premier ministre turc lundi dernier. Ankara propose d’accueillir ces migrants contre une compensation financière (3 milliards d’euros en plus des 3 milliards déjà promis par l’UE) et la suppression des visas pour les turcs qui souhaitent se rendre dans l’espace Schengen.

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