Ahmed Zefzafi, trafiquant d’organes

Ahmed Zefzafi ne sait plus de quel côté se tourner. Il espère se créer une crédibilité avec cette popularité improvisée d’un agitateur de fortune. Dans sa dernière sortie, il se présente comme un «courtier» et propose de céder au rabais des compartiments du système digestif de son fils.

Vendre les tripes de son fils ! Voilà donc le dernier mot, mot funèbre, de la tragi-comédie du père de celui qui est incarcéré pour avoir trempé dans un «complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’Etat». C’est ce qu’il avance dans sa dernière publication sur Facebook. Voilà où aboutit la destinée d’un homme qui, un moment soulevé par une popularité factice, a pu se croire appelé à marchander la liberté de son fils et qui, livré à lui-même, pliant sous son propre poids, n’est désormais qu’un agitateur désabusé, en quête de popularité …macabre.

L’homme a fini tristement, se remue, déplorable victime de ses ambitions et de ses faiblesses ; l’aventure dont il a été l’équivoque protagoniste avait fini avant lui, — offrant un spectacle sans noblesse, le spectacle d’un homme qui, à peine revenu de ses terribles désillusions, expose sans crainte au grand jour ses délires, sacrifiant symboliquement le corps de Nasser après avoir répandu beaucoup de faussetés sur son compte.

Ses prétentions ne répondent nullement à l’état réel des esprits. Ahmed Zefzafi continue à tout propos ses monologues, se montre rabâcheur d’un radicalisme qui ne trompe personne. Ahmed veut faire céder des parties du corps de son fils, mais en vérité il s’expose à des poursuites «pour atteinte à l’intégrité d’un individu en vie». Les internautes savent qu’il parle dans le vide, que ce qui s’échappe de son âme, sinon de ses lèvres, n’est qu’une énième tentative pour flatter les instincts.. Et les réactions n’ont pas tardé : «Faites don de sa gorge uniquement, le reste est pourri ! », ou encore «le cerveau n’est d’aucune utilité, puisque Nasser a raté ses études !».

Ahmed Zefzafi s’est distingué que par des annonces sans fond, des puérilités et tous les manèges d’une mauvaise foi impatiente. Il ne se révélait, partout, que comme un intrigant avec un passé lourd et sans honnêteté. — Est-ce donc qu’à défaut de crédibilité, il eût laissé entrevoir ce malheureux souhait de prélever les organes de son fils pour les vendre, de prononcer ce qui s’apparente à un testament ? dans tout ce qu’il a dit ou écrit, il n’y a pas une idée crédible, pas l’apparence d’un sentiment raisonnable, d’une vision judicieuse. Tout se réduit à des mots, à des attaques, — aux menaces, l’éternel recours des agitateurs sans consistance, des dévoyés et des impuissants qui ne doivent s’en prendre qu’à leur malhonnêteté tant morale qu’intellectuelle.

C’est l’histoire d’un homme qui n’a pour lui ni le lustre de la sagesse, ni l’autorité de la respectabilité, ni nom immaculé, qui ait pu, ne fût-ce qu’un instant, attirer l’opinion, attacher à son char les foules. C’est là toujours le souci. En attendant, ses voyages et sa subsistance restent assurés par des ONG aussi incrédules que faiseurs de marché des dupes.

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