«Ali Aarrass n’a pas été torturé au Maroc», affirme l’ex-djihadiste Abderrazak Soumah

Dans une vidéo, Abderrazak Soumah accable les mensonges de l’islamiste marocain naturalisé belge Ali Aarrass qui a été condamné à douze ans de prison au Maroc pour des faits de terrorisme et qui prétend «avoir été soumis à des actes de torture au sein de l’Administration pénitentiaire de Salé».

L’ex-djihadiste Abderrazak Soumah souligne dans sa vidéo que Ali Aarrass faisait partie de l’organisation terroriste «Harakat Al Moujahidine Fi Al Maghrib».

«Il était chargé d’introduire des armes à feu au Maroc à partir de l’Europe et ce, dans le cadre d’un projet terroriste qui devait être mené par notre groupe [Harakat Al Moujahidine Fi Al Maghrib]», a-t-il indiqué.

Abderrazak Soumah relève que Ali Aarrass a rejoint ce mouvement en 1981. «Je l’ai rencontré à plusieurs reprises en France, en Belgique et au Maroc (…) Il parle couramment l’arabe, l’amazigh et le français alors qu’il soutient qu’il ne maîtrise pas la langue arabe (…) Abdelaziz Noâmani lui a donné de l’argent pour ouvrir une librairie islamique en Belgique [à Mollenbeek], un projet qui devait constituer l’une des principales sources de financement de notre groupe», a-t-il précisé.

Abderrazak Soumah, qui a également été condamné à perpétuité en 1984 pour participation à un groupe terroriste, note que Ali Aarrass «était à l’origine des pistolets et des munitions qui ont été repérés en 2002 (à Tanger), en 2003 (à Berkane) et par la suite en 2005». Il explique aussi que A.A., qui jouit de la double nationalité, «a une expérience militaire solide puisqu’il a fait son service militaire en Belgique».

Le détenu salafiste gracié, qui prêche aujourd’hui le vivre-ensemble, assure que «Ali Aarrass, qui a été incarcéré à la prison locale Tiflet 2, bénéficiait de tous les droits reconnus par la loi régissant les établissements pénitentiaires, à l’instar des autres détenus» et dément fermement «ses allégations de torture».

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