DGAPR : Meknès accueille la deuxième rencontre au profit des femmes détenues

Meknès abrite la deuxième rencontre au profit des femmes détenues sous le thème : « développer les compétences entrepreneuriales : clé de changement de l’image stéréotypée des femmes détenues » à la prison Toulal 3. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale “16 jours d’activisme pour lutter contre les violences faites aux femmes’’.

S’exprimant lors de la deuxième rencontre au profit des femmes détenues à Meknès, Mohamed Saleh Tamek, Délégué général à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, a indiqué que cet événement vise à lutter contre les préjugés sur les femmes détenues. Il aspire également à les encourager davantage à se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat pour assurer leur autonomie.

Conformément à la politique du gouvernement visant à permettre aux femmes d’accéder à la place qu’elles méritent au sein de la société, M. Tamek a noté que la délégation pénitentiaire attache une importance particulière aux femmes détenues dans son plan stratégique à travers notamment le volet relatif à l’approche genre et à la vulnérabilité des femmes, tenant compte de la situation de vulnérabilité de celle-ci, qui nécessite une attention particulière. Ainsi, cette rencontre a pour objectif de développer la fibre entrepreneuriale auprès des femmes détenues afin de faciliter leur intégration dans la société par la suite.

Organisée par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une approche intégrée élaborée par la Délégation générale, visant à préparer les femmes détenues en leur permettant d’acquérir des compétences de qualité pour les aider à interagir de manière positive et affronter la vie quotidienne.

Par ailleurs, Mohamed Saleh Tamek a fait savoir que la proportion des détenues sur la population carcérale totale ne dépasse pas 2,38%. Toutefois, la DGAPR continue d’élaborer des programmes tenant compte de la spécificité des femmes détenues et faisant de sorte qu’elles profitent des autres programmes bénéficiant au reste des détenus. Il a également noté que la délégation a créé deux foyers pour les mères détenues à la prison locale d’Ain Sebaa 2 à Casablanca et à la prison locale des Oudayas à Marrakech qui sont dotés de tous les services et moyens en vue de garantir aux femmes enceintes et aux mères et leurs enfants des conditions de sécurité et de santé.

A noter que la DGAPR a organisé en décembre 2018 la première rencontre nationale au profit des femmes détenues sous le thème « la femme détenue et le développement durable : réalité et perspectives » qui s’est déroulée en présence de plus de 200 détenues dans divers établissements pénitentiaires du Royaume.

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