Dilapidation de deniers publics : Larbi Belcaïd du PJD absent à la reprise de son procès

La chambre de première instance de la cour d’appel de Marrakech a reporté, mercredi 15 septembre, le procès du maire de Marrakech, Mohamed Larbi Belcaïd, et de son premier adjoint, Younes Benslimane, soupàonnés de malversations touchant aux marchés publics, jusqu’à octobre.

Le procès de l’ancien maire de Marrakech a repris ce mercredi dans le cadre d’une affaire de marchés publics liés à la conférence de Marrakech, qui a eu lieu du 7 au 18 novembre 2016 à Bab Ighli. Un événement englobant également la 22e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la 12e conférence des parties siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto (CMP12) et la 1re conférence des parties à l’Accord de Paris (CMA1), ayant connu la participation de 197 pays.

Ce scandale politico-financier, constitué par l’attribution de marchés de manière indue au risque de fausser le jeu de la concurrence, a eu lieu après une plainte de l’AMDH. Selon des sources de Barlamane.com, la cinquième séance de ce procès a vu l’absence de l’ancien maire Belcaïd, de son premier adjoint Younes Benslimane et du représentant judiciaire des collectivités territoriales, tandis qu’Abdelilah Tatouch, membre du bureau exécutif du CMDH, y a participé en tant que partie civile. Le tribunal a décidé de reporter la séance du procès au 13 octobre, afin de convoquer les autres parties liées à ce procès.

L’ancien maire du PJD est accusé ainsi que son bras droit d’avoir mis en place un système de favoritisme qui a permis à une société proche d’eux de remporter bon nombre des marchés publics et des contrats hors marché. Au total, ce sont 16 marchés d’une valeur de 40 millions de dirhams qui ont été conclus hors de toute transparence.

Le juge d’instruction de la cour d’appel de Marrakech avait décidé en octobre 2020 de diligenter une enquête sur la passation de plusieurs marchés entachée d’irrégularités, d’une valeur de 280 millions de dirhams, Belcaïd est soupçonné de fraude pour éviter l’obligatoire mise en concurrence et attribuer les commandes à des sociétés dirigées par des proches.

Il est à noter que l’ancien maire Belcaïd a été battu aux élections législatives, circonscription de Sidi Youssef Ben Ali, tandis que son premier adjoint, Younes Benslimane, désormais encarté RNI, est arrivé troisième.

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