DJ Arafat, icône ivoirienne du coupé-décalé, est mort

Le chanteur ivoirien DJ Arafat, l’un des artistes les plus populaires de Côte d’Ivoire, a rendu son dernier souffle, lundi, suite à un accident de moto survenu dans la nuit.

La Radio-Télévision publique ivoirienne (RTI) a fait l’annonce de la mort du chanteur ivoirien DJ Arafat, icône du coupé-décalé, lundi dernier, suite à un traumatisme crânien.

DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Houon, est mort « lundi à 8 heures dans un hôpital d’Abidjan, des suites d’un accident de la circulation qui s’est produit dans la nuit », a annoncé la RTI sur son compte Twitter.

Ange Didier Houon, qui était un grand amateur de moto, a été victime d’un traumatisme crânien après avoir percuté une voiture dans le quartier d’Angré, au nord d’Abidjan. Il a été transporté à l’hôpital dans le coma, avant de décéder au matin.

« On est tous sous le choc. DJ Arafat était au top niveau depuis 15 ans. Son premier tube “Jonathan” était impressionnant. C’était un vrai chanteur et un batteur, il a donné un nouveau souffle au coupé décalé », a témoigné auprès de l’AFP Ickx Fontaine, producteur ivoirien et spécialiste du hip-hop.

DJ Arafat était «un monument de la musique ivoirienne. Il donnait des concerts dans toute l’Afrique. Il avait un charisme naturel, il restera une force pour la musique ivoirienne et africaine», a témoigné Ozone, producteur de hip-hop de renom et animateur de télévision.

DJ Arafat était une figure de proue du star-décalé. Il a été désigné «meilleur artiste de l’année» aux «Awards du coupé décalé» ivoirien en 2016 et 2017. Il s’agit d’un genre musical qui utilise souvent des sons électroniques qui était populaire dans les années 2000 et 2010 en Côte d’Ivoire. Il a commencé à conquérir l’Europe et les États-Unis, notamment grâce aux sportifs qui ont popularisé certains de ses pas de danse.

Les fans de cette stars se sont réunis lundi après-midi devant la polyclinique des Deux Plateaux à Cocody, où est décédé le chanteur, pour pleurer sa mort. Les admirateurs scandaient «Arafat ne peut pas mourir». La police tentait de les contenir, non sans difficulté.

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