Gestion de la crise sanitaire : la confiance dans l’exécutif chute (Policy Brief)

La confiance affichée à l’égard du gouvernement, des élus et des mesures qu’ils ont prises pour combattre la pandémie, s’est dégradée entre juin et septembre au Maroc, selon une étude publiée par le Policy Center for the New South.

Les inquiétudes liées à la situation sanitaire et économique du pays se sont accrues. D’après les chercheurs du PCNS, cette évolution semble étroitement liée à celle de la pandémie.

« Les cas de Covid-19 et les décès liés à la maladie déclarés ont fortement augmenté au Maroc aux mois d’août et de septembre. Par-delà l’évolution de la pandémie elle-même et de ses conséquences, la population marocaine paraît, toutefois, garder confiance dans le corps médical et les institutions régaliennes », explique-t-on. Ces conclusions sont tirées d’une enquête réalisée par le PCNS sur la base de 3 vagues de sondage réalisées par IPSOS Maroc en juin, juillet et septembre. Ainsi, les 3 vagues de sondage réalisées donnent des indications sur la période qui va de la fin du confinement (juin) à la deuxième quinzaine du mois de septembre.

L’appréciation globale sur la gestion de la pandémie par le gouvernement s’est dégradée. En juin, 81% des personnes interrogées se disaient « tout à fait satisfaites » ou « plutôt satisfaites ». En septembre, elles sont 40%. Et parmi les personnes qui ne sont pas satisfaites, 29% se déclarent « pas du tout satisfaites ». Il en va de même pour l’appréciation de « l’action du Chef du gouvernement ». En juin, 47% des personnes interrogées en donnaient une évaluation positive ou plutôt positive . En septembre, elles sont 32%. Et 43% des personnes interrogées affichent un niveau d’insatisfaction élevé.

S’agissant de l’inquiétude à l’égard de la situation économique, elle a également augmenté à partir de juin. 85% des personnes interrogées considèrent en septembre que la pandémie a des conséquences « plutôt graves » ou « très graves » sur l’économie marocaine, contre 71% en juin. Enfin, 39% des sondés déclarent être actuellement dans l’absolue incapacité de faire face à une dépense de 2000 dirhams qu’ils n’auraient pas prévue, soit un pourcentage très proche de celui du mois de juin. Seules 21% des personnes sondées considèrent qu’elles le pourraient avec certitude ou probablement.

Au plan psychologique, la situation s’est aussi dégradée. Ainsi, à propos du « degré de satisfaction à l’égard de la vie menée », mesuré sur une échelle de 1 à 10, 49% des personnes interrogées l’évaluent de 6 à 10 en septembre, contre 56% en juin.

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