La grève des magistrats largement suivie en Algérie, seule la Cour de Tindouf se désolidarise

En Algérie, les magistrats se sont élevés contre le mouvement dans le corps de la justice opéré par le ministère de tutelle et dénoncent l’ingérence de l’exécutif. Le taux de participation à la grève annoncée hier par les tribunaux et les cours de justice a atteint aujourd’hui 96%, selon le communiqué du Conseil national du Syndicat National des Magistrats (SNM).

Le Conseil national du Syndicat National des Magistrats (SNM) avait décidé samedi 26 octobre, à l’issue d’une session extraordinaire, de traduire la colère des juges à la suite du dernier mouvement des magistrats par une grève ouverte des juges à partir de dimanche 27 octobre jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Toutes les cours suivent ce mouvement de mécontentement sauf celle de Tindouf, rapporte le media algérien TSA.

En effet, jeudi 24 octobre, le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati a annoncé avoir opéré un vaste mouvement dans le corps de la justice, qui a touché 2.998 magistrats sur 6.000. Toutefois, de nombreux magistrats ont déclaré leur insatisfaction quant aux résultats du mouvement annuel qui a touché le corps.

Les juges déplorent également, rapporte TSA, la mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire, et appellent par conséquent à l’indépendance de la justice. On apprend de ce media également que « le ministre de la Justice aurait introduit, ce dimanche, un référé d’heure-à-heure devant le tribunal administratif d’Alger pour demander à déclarer la grève illégale. Une requête à laquelle le tribunal administratif aurait opposé une fin de non-recevoir ».

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