La Ligue algérienne des droits de l’Homme met en garde contre la «gestion sécuritaire» des libertés

Au lendemain de la répression par la police d’une manifestation à Alger, la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme a appelé les autorités algériennes à “lever toutes les contraintes et restrictions du droit de manifester”.

La Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) a mis en garde lundi les autorités algériennes contre “la gestion sécuritaire des libertés“, au lendemain de la répression par la police d’une manifestation organisée par le mouvement Mouwatana à Alger.

La LADDH “met en garde les autorités contre la gestion sécuritaire des libertés et la judiciarisation de la vie politique et de l’exercice pacifique des libertés, de toutes les libertés“, annonce-t-on dans un communiqué.

La ligue appelle les autorités à “lever toutes les contraintes et restrictions du droit de manifester et de s’exprimer notamment dans la capitale, car contraires à la Constitution et aux conventions internationales se rapportant aux droits politiques et civils“.

Relevant que les droits de manifester et de s’exprimer pacifiquement ne sont pas des crimes, la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme a dénoncé les “atteintes répétées” aux droits de l’Homme en Algérie et appelé à ce que “cesse le mépris à la dignité du citoyen algérien“.

Dans son rapport de 2017-2018, publié dimanche, la LADDH a brossé un sombre tableau de la situation des droits de l’Homme en Algérie et estimé que la situation n’est pas reluisante à tous les niveaux politique, économique et social.

L’organisation a appelé les autorités algériennes à fournir des efforts pour édifier un Etat de droit, à commencer par l’organisation de joutes électorales transparentes et respectueuses de la volonté populaire.

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