Lachgar attaque la coalition gouvernementale, la qualifiant de triangle hégémonique

Driss Lachgar a tenu une conférence de presse ce mercredi dans laquelle il annonce ne pas briguer un nouveau mandat à la tête du parti. Il a informé de la tenue  du congrès national avant la fin de l’année 2021. Le premier secrétaire de l’USFP en a profité, au passage, pour tailler un costume à la nouvelle majorité gouvernementale.   

C’est un Driss Lachgar, premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires, vindicatif et qui ne mâche pas ses mots qui s’est présenté devant les journalistes ce mercredi 21 septembre à Rabat. Il a ainsi vivement critiqué, lors de la conférence de presse presse réunie pour expliquer le passage à l’opposition de l’USFP et qui a coïncidé avec l’annonce de la formation du gouvernement Akhennouch, l’alliance tripartite constituée du RNI, de l’Istiqlal et du PAM, la qualifiant de « triangle effroyable » , hégémonique, « monopolistique ».

C’est un Lachgar inquiet d’une majorité trop forte laquelle, selon lui, « essaie d’épuiser toutes les autres formations politiques », qui a affirmé que « cette alliance tripartite et ceux qui l’ont organisée ont abusé du mariage électoral du 8 septembre» 

Le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires a expliqué que le rôle de son parti dans l’opposition sera de lutter contre les abus d’argent et de pouvoir par la primauté du droit.

Emphatique, Driss Lachgar a estimé que le Maroc ne peut pas réaliser son développement ou faire avancer une démocratie émergente nouvelle et exemplaire, à moins que les partis maintiennent « le pluralisme équilibré pour lequel les rois alaouites et le peuple se sont battus tout au long de l’histoire ».

L’homme politique de gauche a martelé que son parti surveillerait et pratiquerait l’opposition politique à l’avenir, afin qu’elle ait un écho dans chaque bataille sociale, en réponse aux demandes du peuple marocain.

Celui qui attendait vainement un signe de son allié d’hier pour gouverner à ses côtés, cet allié qu’il soutenait et couvrait d’éloges dans le gouvernement El Otmani, même contre ses anciens frères de la Koutla et malgré toutes les tempêtes traversées dont le boycott de 2018 et le dossier des  hydrocarbures, a fait un virage à 180° aujourd’hui dans ses propos.

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