Le Maroc dans la presse française

Le journal du Dimanche (JDD) consacre un article sur la défense du Maroc reposant sur un expert en informatique pour contrer l’affaire pegasus que le royaume qualifie de « mascarade malveillante » puisque le pays réfute être en possession du logiciel commercialisé par NSO Group. Attaqué sans preuves, le Maroc ne compte pas se laisser intimider par une presse aux ordres ni freiner son plan d’émergence malgré des pressions malveillantes externes.

JDD révèle que « le royaume chérifien a saisi un collège d’experts auprès de la Cour de cassation, dirigé par un spécialiste reconnu de l’analyse numérique, David Znaty, par ailleurs président de la Compagnie des experts agréés par la Cour de cassation ». La requête du Maroc réside en une seule demande : Qu’Amnesty international fournissent les preuves de ses accusations. L’organisation et son Security Lab semblent bien en mal de les fournir. De la même manière qu’ils a été incapables de le faire il y a un an, quand le même type d’accusation a été formulé à l’encontre du Maroc.

Plus encore, souligne le media français, Maître Baratelli représentant le Maroc dans cette affaire de cyber-espionnage, a proposé par écrit au procureur de la République à Paris, Rémy Heitz « la collaboration active » du Maroc à l’enquête judiciaire en cours. Le media confie que l’avocat s’est engagé à transmettre «le résultat des investigations ouvertes par le procureur général à Rabat aux magistrats français ». 

Bon nombre d’experts en espionnage, en informatique, en cyber-sécurité voient dans ces attaques contre le Royaume une tentative de ternir son image et de la destabiliser. Et ce, à la lumière du nombre d’articles et d’émissions émanant principalement de certains médias français, n’hésitant pas à masquer au lectorat et auditeurs, les informations disculpant  totalement le Maroc dans l’affaire Pegasus. Il semblerait que la position du Maroc sur la scène internationale, son développement interne en marche et ses politiques publiques désormais tournées vers la préférence nationale dérangent.

Rappelons-nous il y a quelques temps, dans un article consacré au Maroc, Le Point Afrique s’appuyait sur l’expertise de Aymeric Chauprade, géopolitologue et auteur de  Géopolitique d’un roi. D’emblée il y expliquait que si la modernisation du Maroc s’est faite grâce au peuple, elle n’a été possible que par la volonté du monarque et sous son impulsion.

L’émergence du Maroc dans le continent africain est désormais actée grâce à des réaménagements sur les plans politique, social et sociétal, indique dans l’article en question, Le Point Afrique. Leur réussite a été le fait du lien entre le roi et le peuple, expliqueAymeric Chauprade :  «la personnification de mon analyse (donc du titre de cet essai) procède tout simplement du lien de cause à effet qui existe entre ces transformations et la légitimité forte d’un souverain». Partant de ce postulat, il devient aisé de comprendre pourquoi, à contrario des autres pays du même ensemble géopolitique, le printemps arabe a consolidé le lien du roi avec la population. 

Bien sûr, des problèmes subsistent tel que le chômage des jeunes, mais Chauprade priviléfie l’analyse sur le temps « réel » plutôt que la vision court-termiste dans le sens où dans son essai il révèle avoir mis la lumière sur les changements  en cours liés à la formation des jeunes d’un pays en transformation, mobilisé « pour réussir cette modernisation sociale et économique », et qui apporteront les solutions idoines. 

Sur les questions religieuses, le géopoliticien qualifie la commanderie des croyants de force. En effet, sa légitimité politique doublée de sa légitimité religieuse qui s’appuie sur un islam modéré refusant et combattant  l’«islam radical », malgré des courants conservateurs, contrairement à bien des pays du Golfe dont la position n’est pas aussi claire sur le sujet. 

Les changements sociétaux, évoqués par Aymeric Chauprade concernent en premier lieu l’alphabétisation dont l’évolution a été marquante :  « en quinze ans, le Maroc est passé d’un taux d’alphabétisation des adultes de 50 % à près de 80 % ». Ils impactent également la lutte contre la pauvreté, l’accès à la santé, les programmes d’appui social accompagnant la croissance économique, poursuit l’expert en géopolitique.

Plus encore, le Maroc en réintégrant  l’Union africaine est « redevenu une puissance africaine, avec son extension saharienne qui le lie historiquement à l’Afrique subsaharienne », répond Chauprade à la question sur la place du royaume dans le continent. Son analyse le porte à considérer l’influence du Maroc en Afrique, comme essentielle dans la relation Europe-Afrique, notamment dans les questions migratoires.  

Il déplore, également, dans le même sillage, le prix qu’a payé le Maroc en s’alliant au camp occidental face aux régimes socialistes durant la guerre froide, sur la question du Sahara. Aymeric Chauprade avait conclut son entretien qualifiant le Maroc d’Etat « multipolaire », proche de la France, des États-Unis, et «qui entretient aussi de bonnes relations avec la Russie, et discute avec Pékin des étapes des routes de la soie dans le Maghreb»

L’article de Le Point avait mis l’accent sur la capacité du Maroc grâce à cette légitimité politique et religieuse du roi et au lien renforcé entre lui-même et la nation, à repousser les actes malveillants.

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