Le Maroc prend part à la deuxième réunion ministérielle UE/UA à Kigali

Les travaux préparatoires de la deuxième réunion ministérielle Union africaine–Union européenne prévue mardi ont débuté, lundi à Kigali, avec la participation du Maroc.

Le Maroc a été représenté à cette réunion préparatoire, consacrée aux hauts fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères, par une délégation composée du directeur de l’Union européenne et des processus méditerranéens, Omar Amghar, du directeur des Affaires européennes, Redouane Adghoughi, du chef de division des partenariats régionaux à la Direction du Grand Maghreb, des Affaires de l’UMA et de l’UA, Mohamed Atlassi et du conseiller politique près la Mission permanente du Royaume à Addis-Abeba, Yassine Gaouane.

Cette rencontre préparatoire vise à faciliter les délibérations des ministres des Affaires étrangères, à faire le point sur les avancées réalisées dans le cadre du partenariat conjoint et à préparer les grandes lignes d’un communiqué conjoint qui sera adopté à l’issue de la réunion ministérielle.

Intervenant à l’ouverture de cette réunion, la vice-présidente de la Commission de l’union africaine (CUA) et chef de la délégation de la CUA, Monique Nsanzabaganwa, a souligné que la deuxième réunion ministérielle UA-UE, qui intervient suite à la première réunion qui s’est tenue à Bruxelles en janvier 2019, apportera une nouvelle dimension pratique au partenariat Afrique-Europe en vue de disposer d’un cadre pour réfléchir ensemble sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des priorités communes.

La réunion ministérielle, a-t-il poursuivi, sera l’occasion de “réaffirmer notre engagement à promouvoir un multilatéralisme efficace et un ordre mondial fondé sur des règles”, ajoutant que l’Afrique est prête à apporter sa contribution pour tracer une voie plus durable vers la prospérité pour tous.

De son côté, la représentante de l’Union européenne, Rita Laranjinha, a mis l’accent sur les perspectives de coopération entre l’Afrique et l’Europe, relevant que les deux continents partagent une responsabilité commune pour la réalisation des objectifs de l’Agenda mondial 2030.

Evoquant le communiqué conjoint qui sera adopté lors de la réunion ministérielle, Mme Laranjinha a indiqué que ce texte sera axé sur les principaux enjeux examinés dans les quatre domaines prioritaires identifiés lors du Sommet UA-UE d’Abidjan tenu en 2017, à savoir “investir dans l’éducation, la science, la technologie et le développement des compétences”, “renforcer de la résilience, de la paix, de la sécurité et de la gouvernance”, “la migration et la mobilité” et “la mobilisation des investissements pour la transformation structurelle durable de l’Afrique”.

Pour sa part, la secrétaire permanente du ministère rwandais des Affaires étrangères, Clementine Mukeka, a fait valoir que l’Afrique et l’Europe sont appelés aujourd’hui à travailler main dans la main pour relever les défis auxquels les deux continents sont confrontés et trouver des solutions mutuellement bénéfiques, notamment en ce qui concerne les défis de la gouvernance, de la sécurité, de la consolidation de la paix et des migrations.

“Si l’Afrique et l’Europe s’unissent pour s’attaquer à ces problèmes, de manière réelle et sérieuse, nous pouvons donner l’exemple au reste du monde. De même, nous avons vu et vécu différentes réalités concernant les causes profondes de la migration illégale qui résulte en grande partie du manque d’opportunités viables de coexistence et d’emplois pacifiques et sûrs”, a dit Mme. Mukeka.

Et d’ajouter que le renforcement des investissements dans l’éducation, l’autonomisation des compétences, la santé et la protection sociale constitue une condition sine qua non pour assurer une croissance économique durable.

Selon les organisateurs, près de 500 participants, dont plus de 60 ministres des Affaires étrangères de l’UA et de l’UE, se réuniront mardi à l’occasion de la 2e réunion ministérielle UA-UE.

La réunion abordera notamment les sujets de sécurité, de gouvernance et de migration, ainsi que des investissements dans le développement durable du continent, sans oublier l’accès équitable à la vaccination contre la Covid-19.

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