Le PP espagnol exige la démission «immédiate» d’Arancha González Laya pour sa gestion «opaque» de l’affaire Ghali

«Je pense que la ministre des Affaires étrangères devrait démissionner immédiatement. Je crois qu’il a généré une crise diplomatique de premier ordre et le gouvernement a montré qu’il ne pèse rien en politique étrangère», a déclaré Teodoro García Egea, secrétaire général du Parti populaire espagnol et membre Congrès des députés d’Espagne.

Teodoro García Egea, secrétaire général du Parti populaire espagnol et membre Congrès des députés d’Espagne, a réclamé ce mercredi la démission «immédiate» de la ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, après sa gestion «catastrophique» de la crise diplomatique avec le Maroc et l’«opacité» qui a entouré les exfiltrations du leader du Front Polisario, Brahim Ghali.

«Je pense que le ministre des Affaires étrangères devrait démissionner immédiatement. Je crois qu’elle a généré une crise diplomatique de premier ordre et le gouvernement a montré qu’il ne pèse rien en politique étrangère», a déclaré M. García Egea interrogé sur le départ de Ghali d’Espagne.

Le chef du Front Polisario, dont la présence en Espagne a provoqué une crise majeure entre Madrid et Rabat, a quitté l’Espagne nuit dernière à destination de l’Algérie, selon une source gouvernementale espagnole. Le ministère des affaires étrangères avait annoncé mardi soir que Brahim Ghali allait quitter l’Espagne depuis l’aéroport de Pampelune.

Dans une interview à TVE, reprise par Europa Press, García Egea a indiqué que le départ de Gali avait été géré «à nouveau avec opacité».

Pour cette raison, il a déclaré que la ministre «doit démissionner en raison de la gestion désastreuse de cette affaire». Le numéro deux du PP a souligné que le gouvernement dirigé par Pedro Sánchez a «très mal géré» ce dossier car «l’accueil de Brahim Ghali ne s’est pas déroulé de manière transparente» et a préféré «éluder le vrai problème».

Plus tôt dans la journée du mardi, Enaire, l’aviation civile espagnole, avait souligné qu’un avion «civil» appartenant à l’«Etat» algérien, provenant d’Alger et avec Logroño (nord) pour destination, était entré dans l’espace aérien espagnol et avait fait demi-tour sur «ordre des contrôleurs aériens militaires». Selon le média en ligne El Confidencial, il comptait récupérer le leader séparatiste pour le ramener en Algérie.

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