Les revendications du mouvement des infirmiers et des techniciens de la santé restent lettre morte

Le Conseil de gouvernement, réuni hier à Rabat sous la présidence du Chef de gouvernement, Saâdeddine El Othmani, a adopté un projet de décret portant application de la loi relative à l’exercice des professions infirmières.

Le nouveau projet, adopté par le Conseil de gouvernement, portant application de la loi relative à l’exercice des professions infirmières délimite la liste des tâches attribuées aux infirmiers ou qui ne peuvent être accomplies que sur ordonnance d’un médecin ou sous sa supervision.

Ce nouveau texte de loi établit une liste de médicaments ou de fournitures médicales et produits pharmaceutiques et non pharmaceutiques qui peuvent être utilisés par des personnes autorisées à exercer la profession d’infirmier dans le secteur privé et une liste des professions infirmières que les personnes prévues à l’article 53 de la loi 43.13 peuvent exercer comme salariés dans le secteur privé.

Il définit également les dispositions habilitant le ministre de la Santé à émettre des décisions sur les normes de santé, de sécurité et d’hygiène, ainsi que les normes techniques des équipements nécessaires. Il vise à définir les procédures relatives à la constitution du dossier de demande d’autorisation d’exercice, pour un citoyen marocain ou étranger, et le lieu de son dépôt, l’autorité gouvernementale habilitée à accorder l’autorisation, les procédures administratives relatives à l’ouverture d’un local professionnel et les modalités de son contrôle, outre les documents à inclure dans la demande d’autorisation par procuration.

Toutefois, ce texte qui réglemente l’exercice des professions infirmières ne répond pas à toutes les revendications du mouvement des infirmiers et techniciens de la Santé. En effet, ce mouvement réclame, outre la promulgation d’une loi qui réglemente le métier des professions infirmières, l’indemnisation équitable contre les risques professionnels, la création d’une autorité nationale, le recrutement direct des diplômés au chômage et l’amélioration des conditions de recrutement et des promotions : des revendications qui sont restées lettre morte.

Par ailleurs, le mouvement des infirmiers et des techniciens de la santé se considère comme étant victime de l’insuccès du dialogue au sein du ministère de la Santé après une série de rencontres jugées « protocolaires » avec le ministère de tutelle vu qu’elles ne se sont soldées par des solutions équitables aux problématiques précédemment dénoncées par ledit mouvement.

Rappelons que depuis un an déjà, les infirmiers et techniciens de santé du Maroc organisent constamment plusieurs sit-in et des grèves générales pour transmettre leur détresse au ministère de la Santé.

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