Meurtre d’Imlil : le procès de nouveau reporté

La Chambre criminelle chargée des affaires du terrorisme près l’annexe de la Cour d’appel à Salé a décidé, ce jeudi, de reporter au 30 mai prochain, le procès du meurtre des deux touristes scandinaves dans la région montagneuse d’Imlil dans la provinces d’El Haouz après un premier report le 2 mai dernier.

Ces reports consécutifs sont faits à la demande des avocats qui veulent mieux prendre connaissance du dossier.

Les 24 accusés dans cette affaire, dont un ressortissant hispano-suisse, sont poursuivis notamment pour « constitution d’une bande pour préparer et commettre des actes terroristes, atteinte à la vie de personnes avec préméditation, possession d’armes à feu et tentative de fabrication d’explosifs en violation à la loi dans le cadre d’un projet collectif visant à porter gravement préjudice à l’ordre public ».

Louisa Vesterager Jespersen, étudiante danoise de 24 ans et son amie Maren Ueland, Norvégienne de 28 ans, ont été tuées dans la nuit du 16 au 17 décembre 2018 dans les montagnes de l’Atlas, pendant leurs vacances. Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), avait annoncé l’arrestation des personnes accusées, en collaboration avec la Gendarmerie royale et la Sûreté nationale.

Les trois principaux suspects dans cette affaire, natifs de la région de Marrakech, sont Abdessamad Ejjoud, Younes Ouaziyad et Rachid Afatti respectivement âgés de 25, 27 et 33 ans.

Un quatrième Marocain, Abderrahim Khayali, 33 ans, s’était rendu avec les trois autres dans la montagne mais était retourné à Marrakech pour y trouver une planque, peu avant le passage à l’acte, selon l’acte d’accusation consulté par l’AFP.

Les 20 autres prévenus sont poursuivis pour leurs liens avec les tueurs présumés. Agés de 20 à 51 ans, ils sont accusés d’avoir « relayé des images de propagande », d’avoir planifié des attaques dans le royaume ou d’avoir voulu rejoindre l’EI en Syrie et en Irak.

Seul étranger du groupe, Kevin Zoller Guervos, Hispano-suisse de 25 ans est converti à l’islam et installé au Maroc. Selon l’acte d’accusation, il est soupçonné d’avoir entraîné les suspects au tir. Devant le juge d’instruction, il avait déclaré être innocent.

La plupart des accusés sont défendus par des avocats commis d’office.

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