Mohamed Hajib se retranche en Allemagne sans inquiétude malgré son passif terroriste

L’Allemagne est devenue aujourd’hui un Etat-refuge qui accueille chaleureusement les jihadistes les plus extrémistes.

Une enquête exclusive de M6, diffusée le 7 mars, a été consacrée aux fugitifs daechistes qui trouvent refuge en Allemagne. Cette émission a recensé quelque 500 Daechistes vivant en Allemagne sans que leur passé sanglant éveille la curiosité de la police allemande malgré plusieurs preuves incriminantes, comme le rappelle une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux.

L’auteur de cette capsule de neuf minutes s’interroge sur les raisons qui poussent l’Allemagne à offrir le gîte et le couvert aux extrémistes terroristes alors qu’ils constituent un danger permanent pour cet État d’Europe centrale ainsi que pour tous les pays européens. Il évoque ainsi le cas du ressortissant germano-marocain Mohamed Hajib, un ancien détenu au Maroc où il avait été condamné à 10 années de prison ferme pour terrorisme.

Cet ex-condamné pour terrorisme, ayant des liens étroits avec Al Qaïda, avait appelé les Marocains voulant se suicider à provoquer des carnages au lieu de perdre inutilement la vie. Un appel qui n’a suscité aucune réaction de la part des autorités allemandes, rappelle-t-on.

Qui est donc Mohamed Hajib qui appelle ouvertement à la violence à travers des déclarations qui ne laissent aucun doute sur ses projets terroristes ?

Selon cette vidéo, l’histoire remonte au début des années 2000, lorsque cet islamiste radical a décidé de se rendre en Allemagne dans le but d’étudier avant de décider de se convertir en extrémisme.

«Je suis venu en Allemagne, comme tout étudiant marocain, pour étudier l’économie. J’y ai passé huit ans et j’ai acquis par la suite la nationalité allemande (…) Durant mon séjour, j’ai rencontré des étudiants affiliés à ce que l’on appelle Jamā’at al-tablīgh», avait-il indiqué dans un entretien accordé à Arabi 21

Le parcours de Mohamed Hajib rappelle les histoires des personnes qui ont
été précédemment impliquées dans des événements terroristes sanglants, comme le cas de John Walker Lindh qui a été accusé de terrorisme par la justice américaine et qui a été arrêté en 2001 en Afghanistan, Zacarias Moussaoui, un Français condamné pour terrorisme en liaison avec les attentats du 11 septembre 2001, et Richard Reid, citoyen britannique arrêté le 22 décembre 2001 pour avoir essayé de faire exploser le vol 63 d’American Airlines reliant Paris à Miami en y embarquant des explosifs dissimulés dans ses chaussures.

Selon la même source, l’arrestation de Mohamed Hajib au Pakistan a été «entourée de nombreuses zones d’ombre et qu’il est temps de les révéler au grand public». On rappelle ainsi qu’avant de se rendre en Afghanistan, M.H. avait vendu tout ce qu’il possédait pour financer son voyage. Toutefois, il n’a pas voyagé directement d’Allemagne au Pakistan, mais il est allé en Turquie, puis en Iran pour trouver quelqu’un pouvant lui accorder un faux visa. C’est ainsi qu’il a emprunté un chemin cahoteux de la ville de Mashhad, en Iran, pour rejoindre ses camarades d’armes au Waziristan du Nord, principal bastion des rebelles islamistes talibans et de leurs alliés d’Al-Qaïda … and the rest is history !

L’auteur de la vidéo rappelle que l’Allemagne a refusé l’entrée de M.H. sur son sol en 2010 alors qu’aujourd’hui, elle tient à lui assurer protection, rappelant que plusieurs médias américains, notamment The New York Times, ont souligné que plusieurs rapports de renseignements américains et canadiens ont révélé qu’Al-Qaïda utilise la Jamā’at al-tablīgh pour recruter de nouveaux membres et sécuriser leurs déplacements afin d’éviter d’être poursuivis par les forces de sécurité.

La même source ajoute que l’Allemagne combattait auparavant les extrémistes appartenant à ce groupe terroriste, rappelant que les autorités allemandes avaient expulsé en 2005 deux citoyens bosniaques et un marocain pour leur appartenance à la Jamā’at.

D’ailleurs, Günther Beckstein, ancien ministre de l’Intérieur, avait annoncé en 2005 que ce groupe comprenait environ 450 membres en Allemagne et que ses adeptes voulaient établir un État islamique.

Comment donc expliquer le changement de la politique étrangère de l’Allemagne ? Pourquoi continue-t-on à protéger ces extrémistes ?

Aujourd’hui la communauté internationale s’inquiète des répercussions subséquentes de cette frivolité, d’autant plus que la situation actuelle en Allemagne rappelle celle du «Londonistan», surnom qualifiant le courant islamiste basé en Grande-Bretagne jusqu’en 2011.

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