Nigeria : libération de cinq lycéennes sur les 73 élèves enlevés avant 48 heures

Les forces de sécurité nigérianes ont annoncé jeudi 2 septembre la libération de cinq lycéennes qui faisaient partie des 73 élèves enlevés la veille dans un lycée du nord-ouest du Nigeria, a annoncé la police. Des hommes lourdement armés, désignés localement sous le terme de «bandits», ont enlevé mercredi matin ces élèves dans le lycée de Kaya situé dans les environs de Maradun, dans l’État de Zamfara, dernier kidnapping en date d’une longue série visant les établissements scolaires.

Le porte-parole de la police de Zamfara, Mohammed Shehu, a déclaré dans un communiqué jeudi qu’une équipe de sécurité conjointe s’est mobilisée pour secourir les otages «à la suite de l’enlèvement de 73 étudiants et étudiantes». «La mission de recherche et de sauvetage en cours donne des résultats positifs puisque cinq étudiantes enlevées ont été sauvées aujourd’hui», a-t-il déclaré sans toutefois précisé si une rançon avait été payée pour leur libération. «Les victimes ont subi un examen médical à l’hôpital, et ont été entendues par la police avant d’être réunies avec leurs familles», a-t-il ajouté.

Les autorités de Zamfara ont imposé des restrictions de circulation nocturne et les écoles primaires et secondaires ont été temporairement fermées après l’enlèvement des lycéens. Les enlèvements de masse, avec demande de rançon, dans le nord et le centre sont devenus de plus en plus fréquents au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique.

Près de 1 000 élèves enlevés en quelques mois

Depuis le début de l’année, des groupes d’hommes armés ont multiplié les rapts dans les écoles et autres établissements scolaires dans toute la région, pour réclamer des rançons aux proches des victimes. Près de 1000 élèves ont ainsi été enlevés en quelques mois dont la grande majorité ont été ultérieurement relâchés. Les États du nord et du centre du pays sont depuis longtemps en proie à de graves troubles sécuritaires, avec des groupes criminels qui mènent attaques, pillages et enlèvements de masse dans les zones rurales reculées. Mais les incidents ont redoublé ces derniers mois, suscitant de vives critiques contre les autorités incapables de ramener l’ordre.

Le président Muhammadu Buhari, un ancien général élu pour la première fois en 2015, puis réélu en 2019, est sous pression en raison de l’insécurité grandissante, malgré le déploiement de l’armée qui mène opérations terrestres et raids aériens pour déloger les criminels. Ces derniers jours, quatre États du Nord-Ouest, dont celui de Zamfara, ont mis en place des restrictions visant à enrayer les violences, notamment en limitant la circulation des motos, la vente de carburant et en suspendant les marchés et le transport du bétail.

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