Le patron du BCIJ à la Vanguardia: la menace d’une attaque biologique est réelle

Le directeur du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) Abdelhak El Khayam a mis en garde contre la menace d’une attaque à l’arme biologique. Il en veut pour preuve, le démantèlement d’une cellule terroriste au Maroc qui disposait de composantes pour en fabriquer.

El Khayam qui s’exprimait dans un entretien publié dimanche par le quotidien espagnol La Vanguardia, a précisé que des 26 cellules démantelées cette année dans le royaume dont certaines devaient mener des attaques au Maroc, et d’autres en Europe, une d’entre elles disposait d’un arsenal d’armes et de composantes pour fabriquer des explosifs et des armes biologiques avec des produits vendus sur le marché.

Concernant la situation chaotique en Libye, le directeur du BCIJ estime que la proximité de ce pays avec l’Europe et le Maghreb constitue  un danger imminent.

Il a par ailleurs qualifié de « bombe à retardement » le Sahel, une région désertique difficile à contrôler, rappelant que le Maroc a conclu des accords en matière de religion avec certains de ses pays.

Pour ce qui est des attentats de Bruxelles, le patron du BCIJ a indiqué qu’il avait une idée sur Molenbeek. « J’ai appris que le risque zéro n’existe pas. On ne peut éradiquer un fléau du jour au lendemain », a-t-il dit avant d’ajouter que le Maroc avait des problèmes avec les belges en 2008 suite au démantèlement d’une cellule composée de belges d’origine marocaine et dont le dirigeant Abdelkader Bellirej a confessé avoir commis des assassinats à Bruxelles. « Nous les avions avisé et les associations des droits de l’homme nous avaient accusé d’avoir obtenu sa confession par la force ce qui est une accusation sans fondements », a-t-il expliqué.

A présent, les choses vont bien avec la Belgique qui a sollicité une coopération avec le Maroc dans le domaine religieux pour la formation d’oulémas et d’imams, a-t-il dit.

A la question de savoir si la Catalogne (où selon le Département d’Etat américain il y a une forte présence de groupes salafistes et jihadistes), devrait être inquiétée, El Khayam a répondu : « C’est vous qui m’apprenez cela ; je ne le savais pas ».

Enfin, concernant les 2.885 détenus en relation avec le terrorisme au Maroc depuis 2002, 275 se sont repentis, a indiqué le chef du BCIJ ajoutant que le dialogue se poursuit avec les autres en prison afin de les réintégrer dans la société.

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