Pegasus : le poids des révélations controversées se dégonfle comme un soufflé

Une version plus proche de la vérité. Loin d’être l’instigateur dans l’affaire de surveillance avec le logiciel «Pegasus», le Maroc serait en réalité «la victime» de l’affaire, a déclaré Chakib Benmoussa, l’ambassadeur du royaume en France. «Nous nous demandons également quels éléments permettent de faire le lien avec nos autorités. Les acteurs qui ont lancé ce processus, avec des accusations fortes, doivent maintenant apporter des preuves», affirme-t-il dimanche 25 juillet dans le JDD.

Plusieurs sources du monde scientifique ont reconnaît que l’étude sur le logiciel Pegasus pourrait «contenir une déformation intentionnelle des données»«Cependant, ajoutent-ils, il existe une cause légitime de préoccupation sur le grand nombre des numéros dévoilés» et le caractère «non conclusif» de l’étude. De fait, l’étude n’a pas convaincu un large pan de la communauté scientifique compétente et toutes les opinions collectives rendues sur ces travaux ont conclu à leur légèreté.

Selon Chakib Benmoussa, cette affaire est «une tentative de déstabilisation». Il accuse «des acteurs» qui pourraient «prendre ombrage» de la «relation d’exception» entre la France et le Maroc.

Toute cette affaire n’a pour appui que la fuite clandestine de 50 000 numéros sélectionnés pour être surveillés par le logiciel Pegasus. D’après les données obtenues par Forbidden Stories, environ 10 000 cibles sur les 50 000 ont été ajoutées par le Maroc. Chakib Benmoussa, comme le fondateur de NSO, «met en doute la liste elle-même», qu’il juge «incohérente». Elle lui paraît «reconstituée. Mais comment ? Le groupe NSO affirme qu’il ne tient pas de listing».

Le chef du gouvernement, dans une émission le 25 juillet, y a vu un moyen puissant, irrésistible, de ruiner par la base la stabilité du Maroc ; pour lui, «la nécessité de fournir les preuves, de remonter aux sources et d’étudier les documents, pour les confronter ensuite avec les allégations martelées, s’impose» tout en dénonçant «la méthode d’autorité employée d’une manière exclusive par les deux ONG, Amnesty et Forbidden Stories.»

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