Pour que l’affaire d’Omar Radi ne soit pas détournée par le mercenariat moral

Jugé en vertu de l’article 263 du code pénal, Omar Radi, 33 ans, risque une peine d’un mois à un an de prison pour «outrage à magistrat».

Barlamane.com appelle à la remise en liberté du journaliste Omar Radi, étant donné que les faits qui lui sont reprochés ne nécessitent pas qu’il soit mis en détention. Et ce, aujourd’hui comme au premier jour. Son droit élémentaire à un procès équitable dans le cadre d’une liberté provisoire doit lui être garanti. Barlamane.com dénonce, par la même occasion, les tentatives destinées à manipuler son affaire.

Ils rendent le même son à chaque fois, s’agitent, éructent, remuent tout d’une main légère pour mériter le titre de défenseur des droits humains. La lèpre s’est emparée de l’affaire du journaliste Omar Radi, placé en détention le 26 décembre, pour «outrage à magistrat» et pour avoir vilipendé sur le réseau social de microblogage Twitter une décision de justice. Radi encourt jusqu’à un an de prison et la prochaine audience de son procès aura lieu le 2 janvier après que sa remise en liberté provisoire eut été rejetée par le tribunal. Son affaire a été captée par un réseau se complaisant sans cesse dans un arbitraire intellectuel commode qui se prête à tout.

Pour donner satisfaction à leurs vieilles rancunes, plusieurs personnalités publiques ont réagi à ce dossier. Le prince Hicham a déclaré que «la disponibilité de l’arsenal juridique nécessaire pour protéger les institutions nationales est une chose, et l’utilisation continue de cet arsenal pour plomber le débat public sur les préoccupations qui ne peuvent être traitées que par un débat dans une société libre, en est une autre». Fidèle à ses habitudes, le prince, qui réside aux États-Unis depuis de longues années, déconnecté des réalités du pays, se donne le plaisir d’en railler les institutions, en se livrant aux passions du moment. Dans les chantiers qui engagent le Maroc, il se croit obligé de se taire, de ne parler qu’à demi, ou de mesurer ses communications à ses propres intérêts. Avant quelques années, il a prédit, sous la forme d’un conte oriental, la révolte du cumin qui changera la face du Maroc. Vaines chimères. Son fidèle lieutenant, Houssein Majdoubi, diffame et déjuge la presse qui remet en cause les positions de son «chef», peut-être parce que ce dernier s’occupe des frais d’études de sa fille Nada à Londres ?

C’est que toutes les fois que Moulay Hicham renouvelle les déclarations de cette nature, on est à peu près sûr qu’elles sont guidées par de bas calculs. Celui qui proteste de son respect pour les choses démocratiques, pour les libertés, est loin d’être un esprit honnête. En fait, il devrait être entier dans d’autres questions préoccupantes et qui reviennent souvent sous la forme d’interpellations dans les débats, comme la situation dramatique des ouvriers de sa ferme à Taroudant, privés de leurs droits les plus élémentaires.

Khadija Ryadi, Maâti Monjib, connus pour leur hostilité préméditée et systématique à leur pays, ont trouvé dans l’affaire d’Omar Radi une distraction dans leur ennui. Les deux ombrageux ne sont intéressés qu’à s’assurer le soutien des ONG étrangères. Ce n’est point par des discours sans substance ou par les rhétoriques vindicatives que les bonnes causes sont défendues.

Pour se donner du crédit, le professeur fantôme et l’activiste outrancière ne prennent jamais part aux affaires publiques, aux intérêts nationaux ; leurs armes sont le bruit, la jactance et les accusations gratuites. Avec cela, ils ne serviraient jamais honnêtement le Maroc. Leurs réactions, mélange d’imprévoyance, de confusion et d’excès de partis pris, compromettent tous les causes, tous les débats.

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