Pourquoi les partis politiques marocains et les institutions officielles ne se sont-ils pas faits l’écho de l’initiative historique lancée par le Souverain à l’endroit de l’Algérie?

Le communiqué rendu public juste après la tenu du Conseil de gouvernement ce jeudi 8 novembre 2018 n’a dit aucun mot sur le discours de la Marche verte, notamment l’initiative du souverain de tendre la main de concertation, de coopération et du partenariat à l’Algérie pour dépasser le blocage des relations entre les deux pays à travers la création d’un mécanisme politique commun en vue de trouver les solutions appropriées à la situation anormale qui marque les relations entre les deux pays voisins.
Bien que Saad Eddine Othmani, se soit arrêté, dans son discours d’ouverture du Conseil, sur les indicateurs positifs qui caractérisent l’étape actuelle, notamment les précipitations bienfaitrices et le léger recul du taux de chômage, avant d’évoquer la crise suscitée par le maintien de l’heure de l’été et la création d’un outil de suivi et d’évaluation sur cette question, le chef du gouvernement qui est à la fois Secrétaire généra du Parti de la Justice et du développement (PJD) a, toutefois, évité de commenter l’important discours prononcé par le Roi à l’occasion du 43ème anniversaire de la Marche verte, et en particulier l’initiative historique royale d’insuffler une nouvelle dynamique aux relations entre Rabat et Alger.
De même l’institution parlementaire a observé un mutisme total vis-à-vis de cette importante initiative, à l’image des partis politiques qui n’ont pas réagi ni réuni leur états-majors pour mettre en relief les propositions royales, alors qu’ils avaient par la passé l’habitude de réagir à chaud et de donner des déclarations à la première chaîne de Télévision nationale.
A l’opposé, certains partis politiques algériens, à travers leurs leaders ou leurs médias, se sont empressés à analyser le discours royal et à saluer l’initiative de la main tendue du Souverain. Alors que nos partis politiques ont opté pour un silence glacial comme si l’initiative royale n’a insufflé aucune dynamique et n’a eu aucun effet secouant chez nos formations politiques censées activer la diplomatie partisane en vue de lancer un débat avec leurs homologues algériens qui va dans le sens d’examiner en profondeur les mécanismes de dialogue proposé par le Souverain.
A ceux qui diront que nos partis politiques ont pris l’habitude de ne bouger qu’à coups d’instructions, nous répondons d’emblée que l’étape actuelle nécessite une nouvelle dynamique et un sang nouveau à injecter dans les veines de nos formations politiques.
Enfin, je tiens à rappeler que de nombreux pays occidentaux et arabes ont salué l’initiative royale ambitieuse. De même, plusieurs organisations internationales et régionales l’ont accueillie favorablement.

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