Quand Ryadi étale son ignorance au grand jour

‎‏La situation des droits humains «est en régression depuis quelques années. L’État s’est transformé progressivement en un régime policier. La dissidence est violemment réprimée. La justice est instrumentalisée par le pouvoir pour blanchir les exactions des services de sécurité tout en les légitimant. L’impunité des fonctionnaires auteurs de crimes de torture et des détentions arbitraires est systématique. Des droits élémentaires sont bafoués quotidiennement tels que la liberté d’association, le droit de réunion pacifique, ou encore la liberté d’expression. Ce qui fait qu’au Maroc il n’y a presque plus de presse indépendante. Ceci est aussi le cas pour les droits économiques, sociaux et culturels: ce qui se manifeste dans la faillite quasi-totale de l’enseignement public négligé et délaissé par les pouvoirs publics et suite à une politique d’encouragement de l’enseignement privé élitiste. La situation alarmante des hôpitaux publics en est l’autre aspect non moins dramatique».

Non! Il ne s’agit pas du Chili de Pinochet, ni de la Corée de Kim Jong-un. Il s’agit du Maroc de 2019 vu par Khadija Ryadi, membre de l’association marocaine de défense des droits humains, dans une interview à Mediapart. Ou bien Ryadi ne vit pas parmi nous, ou alors elle ment délibérément. Des dizaines de sit-in et de manifestations sont organisées quotidiennement à travers le territoire marocain, des éditos au vitriolsont publiés sans que leurs auteurs ne soient inquiétés, des policiers sont régulièrement sanctionnés pour dépassement de leur mission, des grèves sont observées dans tel ou tel secteur, les syndicats font entendre leur voix et bloquent même le dialogue socialbref une vie politique et sociale des plus normales que Khadija Ryadi refuse de voir. 

Certes, le Maroc n’est ni la Suède ni le Danemark, mais il a rompu avec les pratique dont parle Ryadi depuis belle lurette. Et puis, dire qu’il n’y a presque plus de presse indépendante est une grave insulte à AssabahAl MassaeAl AkhbarL’EconomisteAl Ittihad Al IchtirakiAkhbar AlyaoumAl AyyamAl OusboueTel Quel etc, sans parler de dizaines de sites électroniques et des radios privées ! En fait, cette nihiliste s’est davantage radicalisée au point de devenir aveugle depuis que Mohamed Hassad, l’ancien ministre de l’intérieur, a dévoilé à l’opinion nationale les sommes colossales en euro dont bénéficiaient Ryadi et ses camarades des droits humains loin de tout contrôle de l’Etat. Elle a depuis ce jour perdu toute crédibilité aux yeux de ses concitoyens et vis-à-vis de ses bailleurs de fonds également. 

Son interview n’est que phraséologie et une somme de slogans empruntés au bolchevisme et à un certain syndicalisme révolu. Ryadi y a étalé toute son ignorance et sa pauvreté intellectuelle. On n’y trouve ni analyse, ni réflexion digne d’un dirigeant ou d’un militant de gauche de longue date, ni rigueur intellectuelle, et pas même l’honnêteté censée être une des qualités cardinales chez les grands défenseurs des droits humains. Ryadi fait partie de ces gens qui disent non à tout. C’est comme ça qu’elle a vécu sur le dos des droits humains. Ses réponses sur la situation des Rohynga au Maynmar, des Kurdes, des Yéménites et des Syriens sont lamentables et traduisent le degré d’ignorance de celle qui a vécu toute sa vie sur le dos des droits humains. 

Que des phrases creuses, genre «brutalité humaine», «dictateurs sanguinaires», «les principes des droits de l’homme vivent un déclin», «le combat finira par payer», etc. Point d’analyse, de vision, de réflexion. C’est pathétique Khadija ! C’est d’un lifting intellectuel et d’une mise à niveau dont vous avez besoin. Mais n’est-il pas trop tard ?

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