RAM bat de l’aile, son pilote Addou dans l’œil du cyclone

Abdelhamid Addou, le patron de Royal Air Maroc depuis février 2016, a réussi en deux ans un exploit de taille et mérite pour cela une médaille. Il a réussi a arrimer les avions de la compagnie nationale aux trains de son collègue de l’Office National des Chemins de Fer Rabii Lakhlii. Il mérite donc une médaille spéciale que les pouvoirs publics doivent désormais envisager. Une haute distinction de l’incompétence qui doit être décernée et accrochée à la poitrine des bénéficiaires, dont Addou, sur la place publique. Sous les applaudissements des milliers de voyageurs victimes, femmes, enfants, nourrissons, personnes âgées, nationaux et étrangers qui ont passé des nuits blanches dans les aéroports à cause de son incompétence.

Depuis plus d’un mois, RAM, notre fierté nationale est devenue presque notre honte nationale. L’image du Maroc patiemment construite par le roi Mohammed VI sur le continent africain est en train d’être écornée. Nos détracteurs en sont ravis. Ras-le-bol des voyageurs, pagaille dans les aéroports à cause des multiples retards injustifiés de plusieurs heures et d’annulations surprises de vols, notre transporteur national aérien n’a plus rien à envier à notre transporteur ferroviaire.

RAM rappelle aussi désormais la défunte compagnie africaine Air Afrique, baptisée par ses clients « Air Peut-Etre » quelques mois avant de rendre l’âme faute de bonne gestion.

Addou est ainsi à l’image de Lakhlii, avec la mauvaise foi en prime. En effet, tout le monde sait que les perturbations des vols de RAM ne sont pas la conséquence d’un mouvement de grève des pilotes de ligne, mais le résultat d’une politique d’improvisation de la direction. Les pilotes honorent leur planning de travail et ne refusent même pas une surcharge de boulot à condition de respecter un certain nombre de critères relatifs à la santé et à la sécurité. Or Abdehamid Addou veut en faire des esclaves et des corvéables à merci au lieu de renforcer ses effectifs pour être à la hauteur de ses objectifs. Il croit tremper l’opinion publique en publiant un communiqué jetant l’opprobre aux pilotes et leur collant son échec à gouverner un outil économique qu’il a pourtant hérité en très bonne santé. Doit-on lui rappeler que la dégradation des services de l’établissement dont il a la charge ne concerne pas seulement les perturbations des vols. Elle touche également les services au sol et le fonctionnement de l’administration centrale.

Aujourd’hui, l’on est en droit de se demander si le lauréat très modeste de l’école Mohammadia des ingénieurs était vraiment le responsable qu’il fallait à la tête de RAM, surtout après son échec et son débarquement retentissant de l’Office National Marocain du Tourisme. Ainsi, un rapide coup d’œil sur sa carrière professionnelle renseigne-t-il sur ses (in)compétences. En vingt ans, l’homme a cumulé pas moins de six emplois dans des secteurs loin les uns des autres, soit une moyenne de près trois années par poste. Loin d’être une expérience ou une richesse, cela ressemble plutôt à de l’instabilité. Addou est en effet passé par le bâtiment, le tourisme, la téléphonie, la promotion de Coca Cola et le commerce des vins chez les Zniber. Ces derniers l’avaient d’ailleurs mis à la porte après seulement une année de service. Ce qui expliquerait, peut-être, que RAM ne sert plus de vin des Zniber à bord de ses avions.

Notre compagnie nationale bat de l’aile sous nos yeux, n’est-il pas temps de changer de pilote afin d’éviter le crash?

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  1. Ne espérons voir notre vie en expansion comme le temps de M. Hassad homme de bonne gestion vive Haddad qui a laissé la RAM en bonne voie. Malheureusement le Maroc n encourage pas les hommes compétents. Seul (bak sahbi) qui vit au Maroc actuel.

  2. Malheureusement, dans ce pays seuls les incompétents réussissent. Leur secret de réussite est “BAK SAHBI”.
    Et tant que ça continue de fonctionner comme ça, le pays n’avancera pas.
    Comme on dit “Qui n’avance pas recule”

  3. La réponse à cette crise c’ est que les compétences sont parties depuis 2010 sans préparer de relève.