Sahara : Irina Tsukerman dénonce un lobbying douteux contre le Maroc et soutient la légitimité et la crédibilité de la voix de Tamek

Le polisario et le régime algérien multiplient les actions de lobbying à quelques jours de l’adoption d’une nouvelle résolution par le Conseil de Sécurité à l’ONU relatif au renouvellement du mandat de la Minurso, qui s’achève le 31 octobre. Le vote prévu entre le 27 et le 29 octobre courant, approche à grands pas et les gesticulations d’Alger se font pressantes.

En date du 14 octobre dernier, le sénateur James Inhofe, président de la Commission de la Défense au Sénat, a mobilisé neuf sénateurs pour apposer leur signature à une lettre qu’il adresse à Anthony Blinken, Secrétaire d’Etat américain. L’objet de la lettre est de faire pression sur le Maroc pour, selon ses termes, libérer les prisonniers politiques, protéger la liberté d’expression des Marocains et notamment des Sahraouis et des droits de l’Homme ainsi qu’œuvrer en faveur de l’auto-détermination au Sahara.

Sa mobilisation pour dissocier Sahraouis des Marocains, certes, faiblit, puisqu’il n’aura réussi à convaincre que neuf sénateurs versus 26 en février dernier dans sa lettre visant à faire annuler la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Cela n’a pas empêché Irina Tsukerman, avocate américaine et experte reconnue en questions de politique étrangère et de sécurité de s’en indigner sur twitter. Elle dénonce « le silence de groupes de lobbyistes parmi les sénateurs américains face à l’attaque de certains connus pour être proches de l’Algérie sur la base  d’une désinformation flagrante et d’une propagande provenant de sources douteuses ». Elle affirme haut et forme que « seul Tamek défend la réalité du royaume du Maroc »  

En effet, Mohamed Salah Tamek a répondu, par courrier à l’adresse d’Anthony Blinken, sur la situation des prisons et prisonniers au Maroc, en tant que directeur général de l’Administration pénitentiaire marocaine ( DGAPR) sur tous les points énoncés dans la lettre de James Inhofe mais aussi sur ceux, nombreux, qu’il se garde bien de dénoncer.

Ils vont du fonctionnement interne des prisons marocaines aux événements de Gdim Izdik.

Le dirigeant de la DGAPR rappelle les conditions décentes d’incarcération au Maroc bien connues des Etats-Unis puisque le Maroc et les USA ont un accord de coopération à travers l’INL (Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs)et la DGAPR, qui fait l’objet de rapports américains depuis 2015 dument établis suite aux visites ponctuelles sur place d’officiels US.  Des témoignages officiels côté américain renforcent ces rapports. Ceux-ci sont émis dans le cadre du dialogue stratégique américano-marocain sur les droits de l’Homme, récemment mis en place à Washington. 

Données chiffrées sur le traitement de la population carcérale au Maroc, protection sanitaire, régime alimentaire, nouveaux équipements et d’autres mis à niveau, programmes de réhabilitation détaillés, topo alimenté en statistiques sur le traitement des plaintes des prisonniers et leur genre, ainsi que le cadre de sanctions du personnel pénitentiaire, le cas échéant respectant les procédures judiciaires et disciplinaires : Tamek répond par des arguments chiffrés, datés, et vérifiables, notamment par les Etats-Unis, à des allégations sans preuves ni documentées.

Tamek a également déployé un plaidoyer qui compare le déroulement des événements de Gdim Izdik, évoqués dans la lettre du sénateur fervent défenseur du polisario comme l’émanation  d’un militantisme pacifique, à celui du Capitole en janvier dernier : soulignant que les détenus de Gdim Izik sont poursuivis pour le meurtre de 11 éléments des forces de l’ordre, auxiliaires et pompiers, il interroge indirectement les 10 sénateurs signataires sur la nature de « l’activisme »  des « dissidents qui ont pris d’assaut et saccagé le Capitole puis tué des policiers » et si ces mêmes sénateurs auraient toléré que ces derniers soient considérés comme des manifestants pacifiques.

Mohamed Salah Tamek conclut en exprimant sa profonde préoccupation quant à la facilité avec laquelle des membres honorables d’une aussi haute institution que le Sénat américain qui suscite un grand respect à l‘international,  sont induits en erreur.

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