Salalah en Sultanat Oman : un joyau touristique et un carrefour des civilisations

La ville paradisiaque de Salalah, capitale des parfums d’Oman, est un joyaux touristique et carrefour des civilisations avec un patrimoine culturel des plus rayonnants. Une destination qui vaut le détour.

Des cascades spectaculaires, des sources d’eau cristallines, un climat doux tout au long de l’année, une verdure d’un beau dessin et des plages à couper le souffle sur la mer d’Arabie entourées de montagnes, tel est le paysage dépeint par la ville de Salalah.

Sa position géographique à Dhofar, la province la plus méridionale du sultanat d’Oman, lui confère des spécificités culturelle et naturelle unique dans la région. Ce joyau hallucinant en termes de beauté est situé dans la partie sud du Sultanat entre l’est de la province centrale et le sud-ouest du Yémen avec vue sur les dunes du désert de “Rub al Khali” adjacent à la frontière saoudienne.

Terre d’encens et de grands navigateurs, ce qui en a fait une destination de choix pour les commerçants en quête de ce produit luxueux, cette perle qui abrite monts et merveilles avait suscité l’attention des décideurs des anciennes civilisations, tels que la civilisation pharaonique, assyrienne, persane, romaine et grecque.

Depuis toujours, la province de Dhofar a été la porte d’entrée d’Oman dans l’océan Indien et constitue un lien attrayant entre le sultanat et la côte est-africaine mais aussi une halte de repos et une étape incontournable pour les caravanes qui parcouraient la péninsule arabique du sud.

Située au cœur du pôle touristique du Sultanat qui figure parmi les destinations touristiques à la croissance la plus rapide du Moyen-Orient, Salalah possède des sites archéologiques parmi les mieux mis en valeur du pays qui sont tous liés au commerce de l’encens et font l’objet, depuis 2000, d’une inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco en tant que « sites du pays de l’encens ».

Son climat doux, tempéré et tropical autour de 26 degrés, lui permet de produire d’abondantes récoltes de bananes, de papayes et des fruits tropicaux tels que les noix de coco.

Ses caractéristiques naturelles exceptionnelles en ont fait également une terre fertile pour les rares arbres d’Adansonia communément appelées “baobab” qui émergent de la savane et peuvent vivre très vieux et mesurer plus de 10 mètres de haut.

De l’avis des acteurs de l’environnement et des amoureux de la nature, la biodiversité et la richesse naturelle de Salalah en fait une zone sauvage abritant des espèces que l’on trouve généralement en Afrique, telles que les guépards et les hyènes.

Les liens de Salalah avec l’eau est un autre récit documentant une série de sources situées à la périphérie dont des cascades et des ruisseaux dispersés, tels que “Ain Razat”, “Ain Sahnout”, “Ain Garziz”, “Ain Hamran” et “Ain Wadi Darbat”.

Grâce à son identité architecturale et son riche patrimoine culturel, Salalah offre à ses visiteurs un large éventail de monuments historiques, de châteaux et de forteresses, tels que “Taqah”, l’un des plus beaux châteaux de Dhofar devenu un musée qui document les aspects de la vie culturelle et sociale des anciens Omanis, le village touristique “Samahram”, un ancien port datant de plusieurs milliers d’années, ainsi que de nombreux sanctuaires religieux tels que la Grande Mosquée du Sultan Qabus et le sanctuaire du Prophète Ayoub.

La ville est également réputée pour son ouverture commerciale sur le monde par le biais du port de Salalah, qui, depuis sa création en novembre 1998, est devenu une plaque tournante du commerce en mer d’Arabie.

Par ailleurs, “Salalah Tourism Festival”, qui s’est ouvert le 11 juillet dernier et se poursuivra jusqu’au 22 août courant, constitue un pont du dialogue entre les civilisations du monde, une plateforme pour la promotion des valeurs humaines de l’ouverture et de la coexistence et offre l’occasion de découvrir de près les richesses culturelles, historiques et patrimoniales du Sultanat.

S’exprimant à ce sujet en tant qu’invité de la télévision omanaise, M. Khalil Hachimi Idrissi, Directeur général de la MAP, a souligné que le festival de Salalah jouit d’un retentissement international et a un impact culturel profond sur la région dans son ensemble grâce aux différentes créations qu’il offre, et qui revêt une importance capitale à la lumière de la situation internationale actuelle.

Le festival de Salalah prône un discours pacifique et culturel, a soutenu M. Khalil Hachimi Idrissi, faisant observer que “la production culturelle est la seule chose qui touche les peuples et qui fait revivre le lien entre les cœurs”.

“Un festival de telle envergure démontre une volonté de bâtir une civilisation et une culture fortes”, a-t-il ajouté.

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