Sénégal-Elections: le camp présidentiel revendique la victoire au premier tour

Le président sénégalais sortant Macky Sall a remporté l’élection présidentielle au premier tour dimanche avec 57% des suffrages exprimés, a annoncé tard dans la soirée le premier ministre Mohamed Boune Abdallah Dione.
Ces résultats provisoires doivent être annoncés officiellement par la commission électorale et validés par le conseil constitutionnel pour être définitifs.
Idrissa Seck et Ousmane Sonko, les deux principaux rivaux de Macky Sall ont aussitôt dénoncé les propos du premier ministre affirmant qu’un deuxième tour s’imposait dès lors qu’à leurs yeux, aucun candidat n’a franchi le seuil des 50% au premier tour.
Élu en 2012 pour un mandat de sept ans, Macky Sall était en lice pour un quinquennat aux côté de Seck, ancien premier ministre, Sonko, ancien inspecteur des impôts, Madické Niang, ancien ministre, et Issa Sall, professeur d’informatique.
Les quelques 6,6 millions d’électeurs de ce pays qualifié de démocratie la plus stable d’Afrique avaient pris d’assaut les bureaux de vote dès les premières heures dimanche.
Les observateurs internationaux qui ont supervisé le scrutin sont quasi unanimes à saluer une élection libre et régulière qui s’est déroulée dans le calme, sans heurts majeurs.
La victoire de Macky Sall était quasi acquise eu égard à son bilan économique et social et à sa popularité. La confiance de Macky Sall s’est accentuée surtout après des sorties aussi ratées que dangereuses de ses principaux rivaux. En effet, peu avant le début de la campagne électorale, Idrissa Seck avait remis en cause la Mecque comme lieu de pèlerinage des musulmans, ce qui lui avait valu une vague de critiques dans un pays profondément musulman et où les confréries religieuses jouent un rôle de premier plan. Pour sa part, Sonko s’est distingué par un discours populiste et un excès de patriotisme en adressant des critiques à certains partenaires du Sénégal. Toutefois, la sortie la plus étonnante est venue de l’ex-président Abdoulaye Wade, dont le fils, Karim, a été exclu de la course par le conseil constitutionnel pour avoir été condamné pour enrichissement illicite. 
Wade qui a appelé ses compatriotes au boycott a invité ces derniers à « s’attaquer aux bureaux de vote pour qu’il n’y ait pas d’élection ». « Il suffit de prendre un peu d’essence pour brûler la liste des électeurs », a déclaré Wade, 94 ans, provoquant la désapprobation de ses compatriotes qui n’ont pas suivi sa consigne.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *