Le Soudan, à l’ère de la transition

Les chefs du mouvement de l’Alliance pour la liberté et le changement ont désigné jeudi dernier l’ancien haut fonctionnaire de l’ONU, Abdallah Hamdok, pour devenir Premier ministre du gouvernement de transition.

Abdallah Hamdok est un économiste chevronné qui a occupé le poste de secrétaire exécutif adjoint de la commission des nations unies pour l’Afrique entre 2011 et 2018. En effet, le président déchu Omar el-Béchir voulait le désigner ministre des Finances, en septembre dernier mais il avait refusé.

Le choix d’Abdallah Hamdok doit encore obtenir l’approbation du Conseil souverain qui doit diriger la transition. Un organe constitué de six membres civils et cinq militaires. Ce conseil doit être formé le 18 août, au lendemain de la signature de l’accord fixant les modalités de transition et le partage du pouvoir entre civils et militaires.

L’accord conclu à la faveur d’une médiation de l’Éthiopie et de l’Union africaine, a été accueilli avec soulagement des deux côtés, les manifestants célébrant la victoire de leur révolution et les généraux s’attribuant le mérite d’avoir évité une guerre civile.

Pour rappel, cet accord se concrétise après huit mois d’un bras de fer qui a fait plus de 250 victimes dans les rangs des manifestants, il prévoit également la création d’un « Comité d’investigation indépendant » pour amener les auteurs de la répression devant la justice.

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