Soulaiman Raissouni et Omar Radi confrontés à de charges concrètes, dit le ministère public

Le procès de Soulaimane Raissouni, en grève de la faim depuis 69 jours, a repris mardi en son absence, le prévenu prétendant être «dans l’incapacité d’assister à l’audience» mais des témoins oculaires en disent autrement.

Le procès traîne en longueur, les avocats se succédant à la barre. Parallèlement, le procès de Omar Radi, en détention préventive depuis près de 11 mois, s’est poursuivi dans une autre salle de la Cour d’appel de Casablanca, a constaté Barlamane.com. Les avocats des deux prévenus, les mêmes, ont dû se séparer en deux groupes pour pouvoir assister aux deux audiences.

À l’ouverture des débats concernant Raissouni, le ministère public a communiqué au juge une déclaration du premier se décrivant «dans l’incapacité d’assister à l’audience» mais des témoins oculaires ont affirmé que Raissouni a pu se déplacer sans difficultés.

Le parquet a ensuite contesté cette assertion en présentant des documents pénitentiaires, dont un certificat médical affirmant le contraire.

Soulaiman Raissouni est poursuivi pour «agression sexuelle» après une plainte déposée par un militant LGBT. Ce dernier dénonce la politisation constante de son affaire.

Raissouni poursuit obstinément sa grève de la faim malgré les risques pour sa santé et les appels de ses soutiens. Omar Radi, également en détention préventive, a plusieurs fois demandé sa libération conditionnelle, en vain. Il est poursuivi pour «viol» et pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat».

Mardi, le ministère public a estimé que son placement en préventive, tout comme les refus successifs de liberté conditionnelle étaient «légaux (…) compte tenu des lourdes charges» pesant sur lui.

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