Un membre du comité interministériel de suivi de la pandémie : le bouclage du Maroc a été dicté par une vaccination ralentie

Les autorités marocaines ont décidé, dimanche 28 novembre, de suspendre tous les vols directs de passagers à destination du Maroc. Cette suspension sera valable pour une durée de deux semaines à compter du lundi 29 novembre à 23h59.

Le Maroc a pris la mesure drastique de suspendre tous les vols alors qu’il a déjà interdit l’accès de son territoire aux ressortissants des pays d’Afrique australe après la détection du variant Omicron, identifié pour la première fois en Afrique du Sud. Le Maroc avait auparavant décidé de suspendre, à partir de dimanche soir, les vols réguliers à destination et en provenance de France, ainsi que les liaisons maritimes, en raison de la recrudescence de l’épidémie de Covid-19 en Europe.

Selon Hicham Afif, comité interministériel marocain de suivi de la pandémie, «la décision de suspendre tous les vols directs pour les voyageurs vers le Royaume du Maroc, pour une période de deux semaines, était dictée par les conditions épidémiologiques mondiales qui pourraient peser sur la sécurité sanitaire des États.»

Il a ajouté dans des déclarations médiatique que «le nombre de lits de réanimation disponibles au Maroc totalise 5 500 lits, en France il ne dépasse pas 7 500 lits». Le ralentissement de la campagne vaccinale contre la Covid-19 commence à susciter l’inquiétude au sein du gouvernement, lequel veut atteindre les objectifs qu’il a fixés, mais qui pourraient ne pas suffire à empêcher une nouvelle vague épidémique.

Pour M. Afif ; «les Marocains ont faiblement afflué vers les centres de vaccination ces derniers jours, ce qui oblige l’État à prendre ces décisions difficiles pour préserver la santé publique des citoyens». «Le 27 novembre, on a recensé moins de 510 inscriptions pour une première dose, en France, un million de rendez-vous ont été pris», a-t-il dévoilé. Le manque d’engouement observé ces derniers jours pour la vaccination pousse l’exécutif à faire feu de tout bois. 

Pendant plusieurs semaines, les autorités sanitaires ont multiplier les initiatives pour encourager les indécis et les récalcitrants à se faire vacciner. M. Afif a également souligné que «le Maroc dispose d’un stock stratégique de vaccins d’environ 13 millions de doses», appelant les personnes non vaccinées à se rendre dans les centres de vaccination afin d’accélérer la réalisation de l’immunité collective avant le déclenchement de la nouvelle vague.»

Et de poursuivre : «Les statistiques officielles concernant la deuxième vague de la Covid-19 au Maroc ont démontré que 83 % des décès étaient des patients non vaccinés ou des patients n’ayant reçu qu’une dose de vaccin, tandis que les 17  % restant ont bénéficié d’un schéma vaccinal complet mais n’ayant pas respecté le calendrier des injections.»

Le Maroc, où la courbe des contaminations et des décès décroît, a pour objectif d’immuniser 80 % de la population (soit 30 millions de personnes). Pourcentage actuel : 60,93 % Plus de 22,7 millions de Marocains ont déjà reçu leur deuxième dose de vaccin. Le gouvernement a accéléré début octobre sa campagne de vaccination pour une troisième dose en vue de renforcer l’immunité collective face au risque probable d’une quatrième vague de contaminations au coronavirus.

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