Viol collectif d’une adolescente : des peines de trois à vingt ans de prison pour les accusés

Douze suspects âgés de 18 à 28 ans, désignés comme les assaillants de la jeune fille, ont été condamnés pour différents chefs de poursuite selon les informations obtenues par Barlamane.com. Un procès qui a duré deux ans.

Le tribunal de Béni Mellal a condamné, mardi 21 septembre, 11 personnes de 20 ans de réclusion criminelle chacun pour avoir kidnappé, séquestré, violé et martyrisé pendant deux mois une jeune fille nommée Khadija, une affaire qui remonte à l’été 2018.

Quatorze suspects âgés de 18 à 28 ans, désignés comme les assaillants de la jeune fille, ont été condamnés pour différents chefs de poursuite, allant de «traite d’être humain sur mineure», «viol», «torture et usage d’arme causant des blessures et séquelles psychiques», «constitution d’une bande organisée, enlèvement et séquestration» et «non-assistance à personne en danger», selon les informations obtenues par Barlamane.com.

Les premières auditions de ce procès à Béni Mellal avaient été émaillées d’insultes et d’accrochages verbaux des familles des suspects, avant que les autorités les cantonnent à l’extérieur du bâtiment par la suite.

Âgée de 17 ans au moment des faits, Khadija a porté plainte, en août 2018, contre une dizaine d’hommes à Oulad Ayad, une bourgade rurale au pied du Moyen-Atlas. Dans un enregistrement audiovisuel devenu viral, elle a raconté avoir été kidnappée, séquestrée, violée et grossièrement tatouée sur tout son corps, contre son gré. Des violences se sont perpétuées durant deux mois.

La jeune fille, issue d’une famille défavorisée, a décrit comment les accusés ont mutilé son corps avec des tatouages obscènes et des traces de brûlures de cigarettes, des révélations qui ont suscité autant de compassion que d’indignation sur les réseaux sociaux marocains.

Plusieurs de ses agresseurs ont reconnu les faits dans leurs dépositions -les viols collectifs, les tatouages forcés, les menaces de mort pour la dissuader de fuir-, selon des sources proches du dossier, mais cela n’a pas suffi à mettre fin aux dénigrements que l’adolescente a subis.

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